Vendredi 2 septembre 2011 — Dernier ajout dimanche 15 septembre 2013

La fusions des communautés de communes - suite Enregistrer au format PDF

Le préfet s’exprime auprès de la NR :

« Avec les communes, communautés, syndicats intercommunaux, il y a eu 416 délibérations et débats. Les deux tiers des communes, communautés et syndicats ont dit non

Le préfet s’exprime auprès de la NR :

« Avec les communes, communautés, syndicats intercommunaux, il y a eu 416 délibérations et débats. Les deux tiers des communes, communautés et syndicats ont dit non, un tiers oui. Toutefois, c’est 70 % de la population qui adhère, 420.000 habitants sur 600.000 dans le département, car l’agglomération et le pôle métropolitain acceptent la réforme. »

Constat normal quand on connait la prédominance de Tours sur le département. Cela ne peut que nous inquiéter quand on voit la volonté de favoriser la représentativité de nos élus en fonctions du nombre d’habitants. Comment seront défendus nos territoires ruraux

Des territoires tourangeaux regardent vers les départements voisins. telles fusions de CC peuvent se faire ?

« Je ne suis pas opposé à l’ouverture vers un département voisin, mais cela complique les choses. Au final, je constate que l’agglomération tourangelle est confortée. Aux élus, maintenant, de prendre leurs responsabilités. Il faut des décisions consensuelles pour arriver à un projet partagé. Le sujet n’est pas conflictuel. J’observe que les territoires en forme sont dans le mouvement, pas ceux qui déclinent et je le regrette. »

Il faut dégraisser le mammouth de l’intercommunalité.

C’est la consigne gouvernementale. Mais voilà, en Touraine, comme ailleurs sans doute, le préfet se heurte aux barons et autres petits seigneurs bien ancrés à leurs terres, comme l’expliquent des élus locaux eux-mêmes. Beaucoup de maires ruraux, en particulier, s’accrochent à leurs frontières et craignent pour l’avenir de leur commune. On peut le comprendre mais quel sera le poids, demain, de tous ces villages et zones en déclin perdues au fond des campagnes ? Pire, tous ces présidents de telle structure ou tel syndicat qui se cramponnent à leur petit pouvoir sans voir plus loin que leur ego. Il faut donc composer avec. D’où la difficulté de bouger notre bon et vieux pays…

Déclin et archaïsme,

On peut penser que l’argument ne nous a pas échappé. Néanmoins des élus responsables doivent-ils accepter ce qui leur semble incertain, voir dangereux pour la démocratie et l’avenir de leur commune. Les accuser de défendre leur petit pouvoir n’est surement pas totalement faux, mais c’est leur faire injure de croire qu’ils ne se battent pas surtout pour leur région et ne se posent pas aussi les bonnes questions comme les élus des grands centre. Le renouveau de nos territoires sera t il obtenu si nos "villages et zones en déclin perdues au fond des campagnes" se retrouvent à la remorque d’une sous-préfecture sans concertation préalable.