Dimanche 7 décembre 2008 — Dernier ajout mercredi 22 octobre 2014

Le Patchwork à Bossay Enregistrer au format PDF

L’Atelier de Patchwork de Bossay-sur-Claise organise tous les trois ans, à la salle des fêtes, une exposition nationale “Les Bosséales”
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L’Atelier de Patchwork de Bossay-sur-Claise organise tous les trois ans, à la salle des fêtes, une exposition nationale “Les Bosséales”, un événement incontournable pour les passionnés de patchwork. Avec 111 ouvrages pour 57 exposants, dont 2 hommes, l’événement a attiré environ 700 visiteurs souvent venus de très loin. Pour certains, c’est une découverte pleine de charme où s’exprime tout le talent de leurs auteurs : la nature, la mode, la Brenne, les thèmes religieux ou païens, rien ne leur résiste. 004-2 Au-delà de son célèbre passé américain, le Patchwork trouve ses origines dans les premiers siècles de lointaines civilisations, en Égypte et en Inde, mais aussi par la suite sur le “vieux continent” d’où est partie l’émigration vers le Nouveau Monde.

Des œuvres textiles utilitaires, réalisées par assemblage de morceaux de tissu d’origine et d’aspect divers, constituent en effet les premières applications de cette technique qui suscita dès lors imagination et créativité. Les principaux ouvrages réalisés ainsi sont des dessus de lit, des taies d’oreiller, nappes, rideaux ou tapisseries murales. 005

Le patchwork est une forme d’art consistant à réaliser des ouvrages décoratifs, voire d’usage courant, constitués par l’assemblage de morceaux de tissus. Les couturières d’antan faisaient du patchwork par esprit d’économie, en utilisant des tissus récupérés sur les habits usagés tels que pantalons, chemises, tabliers, etc, mais, dès le XIXe siècle, quand le coton est devenu bon marché, abondant et joli, c’est devenu un passe-temps à la mode en Europe.

Par souci d’esthétique, différentes techniques locales se sont établies puis se sont transmises de génération en génération. Ainsi toutes les patcheuses (ou quilteuses) connaissent le jardin de grand-mère, le chemin de l’ivrogne, le bargello, l’assiette de Dresde, le boutis, le log cabin, etc. 006
Pendant de nombreux siècles,et concernant les personnes les plus aisées, les beaux tissus imprimés utilisés pour la mode vestimentaire, mais aussi pour réaliser le patchwork en occident provenaient de l’Inde qui seule savait maîtriser les imprimés. A tel point que ce marché des tissus fut à la base de la création de la compagnie des Indes mais très vite l’importation de ces tissus fut interdite en occident de façon à permettre le développement de l’industrie du tissu imprimé en Europe.

Les techniques se sont adaptées à cet esprit, et de nouveaux procédés (teinture, peinture, diverses méthodes d’assemblage et de matelassage à la main ou à la machine), sont venus enrichir cet univers créatif. Excepté un léger réveil dans les années trente, la mode du patchwork est passée de mode après la première guerre mondiale. Il connaît aujourd’hui un regain de popularité très important. C’est moins par souci de réutiliser de vieux tissus ou par souci de recyclage que pour le plaisir de pratiquer un passe-temps créatif pouvant donner lieu à une activité de groupe.

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Le public français ne découvrit véritablement le Patchwork traditionnel américain qu’en 1972, lors d’une importante exposition au Musée des Arts Décoratifs à Paris, initiée par Sophie Campbell. C’est grâce à elle qu’aujourd’hui, en France, des milliers de femmes se passionnent pour cette technique et cet art dont elles reproduisent les chefs-d’œuvre du passé, mais qu’elles adaptent aussi à leur époque, créant des œuvres originales, fruits de leurs recherches et de leur expression personnelles. Cet art se pratique maintenant dans le monde entier, les échanges entre pays sont coutumiers et forment une chaîne culturelle enrichissante. 008-3

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