Jeudi 13 janvier 2011 — Dernier ajout samedi 14 septembre 2013

Maison de retraite Enregistrer au format PDF

Située prairie du Dauphin, la maison de retraite de Preuilly accueille 123 résidents. La direction avec tout le personnel recherche a apporter le maximum de confort aux personnes âgées. De nouveaux locaux ont permis de recevoir dans de meilleures conditions les personnes à forte dépendance.

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La maison de retraite le présent et ses projets.

La maison de retraite premier employeur du canton emploi près de 90 salariés. Elle a une capacité d’accueil de 123 lits. Avec une occupation proche de 100 %.

Juillet 2010 marque l’aboutissement d’un projet lancé en 2004. Il s’agissait de la création d’un espace adapté à l’accueil de résidents désorientés type Alzheimer. Il porte le nombre de lits de 14 à 29 afin de répondre à la demande de plus en plus importante de ce type d’hébergement. L’entourage des malades se voit libéré sans appréhension d’un investissement trop lourd. La maison de retraite devient de ce fait l’une des plus importante UPAD du département.

Ce fut un long chemin semé d’embuches, deux directions accompagnées par deux municipalités ont travaillé sur le projet. Le résultat est applaudi par tous aussi bien pour le plateau technique que pour l’environnement. Les employés affectés à ces nouvelles structures voient leurs conditions de travail facilitées, contribuant ainsi à l’amélioration de la prise en charge des résidents. L’augmentation de lits permet d’accueillir de nouveaux résidents dans un environnement sécurisé. Ce qui permet de limiter à l’avenir les tensions inévitables avec les résidents conscients.

Cette nouvelle approche de la maladie nécessite la formation du personnel aux nouveaux équipements et aux changements que ceux-ci impliquent dans la prise en charge de la maladie. Prise en charge active qui nécessite du temps : temps indispensable pour éviter que ces malades se murent dans leur silence et retrouvent un minimum de sociabilité. C’est pourquoi le directeur de la maison de retraite, le conseil d’administration et le conseil de vie sociale ont sollicité selon leurs attributions respectives depuis plus d’un an une augmentation des effectifs évalués à minima à trois aides-soignantes supplémentaires.

Le conseil général, organisme de tutelle, s’opposa dans un premier temps à toute augmentation de celui-ci. Il justifie sa décision par le maintien global du nombre de lits, de l’équité par rapport à d’autres établissements et des contraintes d’équilibre financier qui s’imposent à lui. Contraintes financières aggravées par les incertitudes des réformes encours.

Soutenu par le personnel, les demandes argumentées de la direction, ont été relayées dans un premier temps par notre conseiller général Gilles BERTUCELLI qui a pu réunir autour d’une table les responsables du conseil général dont la vice présidente chargée des affaires sociales, madame CHEVET et des représentants du conseil d’administration de la maison de retraite présidé par Dominique ROBIN.

Cette négociation a été poursuivie par la direction de la maison de retraite, avec l’appui de notre conseiller général Gilles BERTUCELLI, de Gérard HENAULT conseiller général et membre du conseil d’administration et de Marisol TOURAINE députée de la circonscription.

Sollicité par les élus et afin de mettre un terme aux malentendus, Madame ROIRON présidente du conseil général consciente de la légitimité de la demande a répondu partiellement à nos attentes. Madame ROIRON a rappelé les contraintes financières et évoqué le plan sur sept ans voté récemment qui a pour but de rénover le parc des EHPAD du département pour lequel celui de Preuilly ne sera pas oublié. Ce compromis sans satisfaire tout le monde permet d’envisager l’avenir plus sereinement.

On doit rendre au personnel et à ses représentants d’avoir mené une action digne et qui comme l’a souligné Mr Tartarin, directeur a fait abstraction des intérêts personnels. Les sollicitations ne portaient que sur l’augmentation du nombre d’aide soignante et la qualification du personnel pour permettre de continuer à assurer un service de qualité dans l’intérêt des résidents et des familles. Mais on peut se féliciter d’avoir eu à la tête de l’Ehpad un directeur qui a su défendre avec sérénité et professionnalisme le projet tout au long de son élaboration avec la contribution et le soutien du personnel, agir avec une vision à long terme dans l’intérêt de son établissement et du canton en travaillant à la pérennité de celui-ci.

Dans un avenir proche le directeur et son conseil d’administration devront travailler sur le projet de reconstruction de l’ancienne aile dite de la Rallière dans le cadre du plan de rénovation du conseil général. Hébergement, cuisine et la blanchisserie ne répondent plus aux normes réglementaires et de sécurité sont de ce fait sous la menace d’une interdiction d’exploitation par la commission de sécurité.

On se doit également d’évoquer la vente de l’ancien hospice de la Ralliere à Mr de COURTIS qui souhaite « transformer l’intérieur dans le goût le plus stricte du 17e et 18e siècle » et recréer un cadre richement meublé à la hauteur de la beauté de la demeure et de l’environnement. Il envisage dans un délai de 4 à 5 ans d’y accueillir des séminaires, des manifestations culturelles et festives, des expositions, des concerts de musique classique. Souhaitant que la population puisse se réapproprier ce lieu. La municipalité se doit d’accompagner ce projet afin de redonner à ce site sa beauté originelle en tenant compte de l’environnement exceptionnel de l’abbatiale et de favoriser l’augmentation du potentiel touristique de Preuilly sur Claise.

En conclusion on peut penser et espérer rassembler largement pour faire en sorte que le regroupement des moyens vers les grands centres urbains, souhaité par nos dirigeants ne se fassent pas au détriment comme trop souvent du monde rural et du sud Touraine en particulier. Que pour ce qui nous concerne notre maison de retraite, premier employeur du canton, située dans une région où il fait si bon vivre mais qui souffre de son éloignement des grands centres bénéficie de cette situation pour être un laboratoire d’innovation et conserve son autonomie avec le maintien de ses cuisines et des services de buanderies, pour permettre le maintien de la population active et de sa jeunesse.