Dimanche 14 novembre 2010

Marechal Ferrant à Bossay sur Claise Enregistrer au format PDF

Deux jeunes installés depuis peu à Bossay se consacrent au cheval. Lui, Benjamin THERET originaire de Boussay propose ses services en tant que maréchal Ferrant, elle, Marjorie FABARON originaire du Gers, fabrique des éléments de sellerie. Cela peut étonner que de vieux métiers comme cela puissent intéresser des jeunes et trouver des débouchés à notre époque. Ce serait ignorer que le cheval à la côte.

Il suffit de se promener dans nos campagnes ainsi qu’à proximité de grandes villes pour se rendre compte que de nombreux propriétaires s’adonnent à la monte. Alors qu’en Normandie les élevages de chevaux sont destinés prioritairement au dressage ou aux courses, en Touraine le cheval satisfait à la chasse et la promenade. Il n’en reste pas moins que ces petites bêtes exigent d’être sabotés et harnachés correctement.

Motivé dès son plus jeune âge le jeune homme a développé son amour du cheval grâce à Michel DOUCET et la rencontre d’un maréchal poitevin de Civeaux. Depuis, sa vocation c’est le cheval et la maréchalerie. Sa formation à l’école de Mirande dans le Gers lui a permis d’obtenir un BEPA de maréchalerie en 1 année où il a acquis une solide formation d’utilisation de la forge et l’apprentissage de la relation essentielle avec le cheval. Il apprend à connaitre et à travailler avec le cheval, avec un professeur nationalement reconnu ayant commis un ouvrage sur la maréchalerie. En complément il a effectué une formation en alternance à PAU, pratique validée par un CAP à BOURDIN POULIGNAN en haute Garonne .

Au concours du meilleur apprenti de France il est arrivé premier départemental et premier régional du midi Pyrénées, bien classé au national.

Ses premières expériences il les a acquises sur les champs de courses à PAU, c’est un pari sans frais, puisqu’il n’a pas choisi de poursuivre cette route. Elle représente pour les professionnels le meilleur apprentissage, en confrontant le maréchal Ferrant à des chevaux n’ayant jamais connu l’homme. Mais le milieu particulier, l’esprit de compétition jouant parfois au détriment de l’animal l’a amené à faire un autre choix.

Devenir le maréchal qui s’occupe du cheval de monsieur tout le monde en ferrant le cheval, en soignant son pied, sa boiterie cela n’a rien de dégradant, au contraire.

Polyvalent aujourd’hui il a un équipement mobile avec forge et enclume. Ce qui lui permet de se rendre sur le terrain, chez le client. Le monde change, la maréchalerie aussi, le maréchal se déplace au domicile du client. C’est sur les trois départements de l’Indre et Loire, de la Vienne et de l’Indre qu’il exerce. Un équipement de 3500 euros environ lui a suffit pour s’installer sans compter l’investissement du véhicule.

Formée également à Mirande son amie à opté pour la sellerie d’abord par curiosité plutôt intéressée par le cheval et le dressage. Se retrouvant en Touraine avec Benjamin elle s’est relancée dans la sellerie, l’ harnachement des chevaux et s’est spécialisée dans la petites brideries en cuir. Artisanat de qualité fait main et non pas à la machine. Une clientèle exigeante existe aussi pour le produit durable.

Elle regrette que la formation qu’elle a pu suivre n’ait pas été validée par un examen adapté à celle-ci. La lourdeur de l’administration imposant aux élèves de se pencher sur la maroquinerie alors qu’ils étaient professionnels de la sellerie. Pour l’éducation nationale et pour le profane c’est sans aucun doute le même travail. Pour développer son activité et celle de son ami, pour se faire connaître auprès des professionnels et des particuliers elle a mis en ligne des sites internet.

vous pouvez le joindre à l’adresse suivante : contact ;sellerie chez orange.fr